«  Je cherche un théâtre, qui touche, provoque et porte en lui les germes d’un nouveau récit collectif. Ainsi, chaque création présente une forme de résilience, une révolte intime contre les blessures qui pousse les humains à se reconstruire. Montrer ainsi la puissance politique qui se cache dans l’intime, la capacité des humains reconstruits à prendre leur place dans la société. Un appel à la libération et à la transformation.

 

Mon théâtre, est un théâtre politique dans le sens où il part de l’autofiction pour éclairer les zones de la société qui doivent fondamentalement changer. Rééquilibrer des rapports de force, libérer la parole et partager la responsabilité. Politique dans le rapport mais pas dans le thème. 

 

Je pars souvent de ma propre expérience, comme s’il s’agissait d’un nouveau tragique capable de révéler les endroits flous, "non-pensés" de notre société. J’expose un nouveau rapport aux situations vécues, je mets en acte sur scène ce que j’aurais aimé avoir le courage de faire dans la réalité et je pose un nouveau projet de société, de relation aux autres.»

J'assemble et je sculpte ce qui m'a été confié, pour créer des écritures "traversées" de tout un chacun.

ELSA GRANAT

Autrice, actrice et metteuse-en-scène.

 

 

Née à Marseille en 1981, elle commence le théâtre après ses études (khâgne et hypokhâgne), elle se forme au CNR de Marseille. Elle fait la rencontre déterminante d’Edward Bond à l’occasion d’un stage à la Friche de la Belle de Mai. À Paris, elle complète sa formation dans la Classe Libre du Cours Florent. Depuis 2004 elle a joué sous la direction de C. Benedetti (L’Amérique, suite de B. Sbrljanovic, Oncle Vania et Trois Soeurs de Tchekhov), S. Catanese (Caligula), S. Shao (Feydeau etc.), B. Porée, (Andromaque, Platonov, Trilogie du Revoir), A. Ubaldi (la Chambre de Médée, Riviera).

En tant que dramaturge elle a été l’assistante de Jérôme Hankins sur le théâtre Jeune-Public de Bond et de C. Benedetti sur Lampedusa Beach  de L.Prosa et Existence de E.Bond lors de la création de ces pièces à la Comédie Française.  Son texte, Dans les veines ralenties a été monté par le Deug Doen Group et Aurélie Van den Daele au Théatre de l’Aquarium.

LE THEATRE EST UNE FAÇON DE SUPPORTER

CE QUE VIVRE

VEUT DIRE

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(…)

Elsa Granat, auteure-metteuse  en scène de cette fiction bouleversante, ne verse pas de larmes inutiles. Au pathos, elle préfère le rire, même cruel. Et se tient à  distance de toute sensiblerie. Jouant de la fiction comme d’une balle de ping-pong  qu’elle lance à droite, à gauche, vers le fond  de scène ou le public, elle et ses comédiens glissent de séquence en séquence. Ils font  surgir par bribes, ici, le quotidien d’un  personnel médical débordé ; là, les doutes d’une cancérologue arrogante ; ailleurs, la révolte de l’orpheline. En peu de temps, des  mots très justes sont posés sur la maladie, la  perte, le deuil. Ils sont reçus cinq sur cinq par  le public, lequel est littéralement happé par  cette forme de récit textuel et scénique qui ne ressemble à rien de connu. Très grand  moment.

Joëlle Gayot I TELERAMA TTT

(…) Elsa Granat est une femme de belle compagnie. Elle accompagne des rôles quand elle les joue, des actrices quand elle les dirige ; dans sa pièce « Le Massacre du printemps », elle accompagne la fin de vie de ses parents atteints d’un cancer tout en attendant un enfant. Un épatant théâtre éclaté. 

Jean-pierre Thibaudat I MEDIAPART

S’impliquant dans la mise en scène et  dans le jeu, l’épatante Elsa Granat s’est entourée d’une talentueuse troupe de comédiens. Héléne Rencurel est ce médecin névrosée qui n’a pas appris à parler aux familles, qui ne sait pas ce qu’est la compassion. Submergée par ses propres émotions, elle est à deux doigts de craquer et d’envoyer tout valdinguer. Clara Guipont est cette 

infirmière prise en étau entre ses sentiments et la dure réalité de son métier. Confrontée à la mort tous les jours, elle finit par craquer dans une scène presque anthologique. 

Olivier Frégaville Gratian d'AmoreI L'oeil d'Olivier

Il est rare au théâtre de rire à gorge déployée tout en ayant les yeux noyés de larmes.

Le public est littéralement happé par  cette forme de récit textuel et scénique qui ne ressemble à rien de connu. Très grand  moment.

Le

massacre

du

printemps

Il est rare au théâtre de rire à gorge déployée tout en ayant les yeux noyés de larmes. Il est rare de boire un spectacle par tous ses pores, toutes portes ouvertes à cette bourrasque qui fait tanguer la douleur et la joie dans un même tourbillon de vie. Mais s'il nous bouleverse en profondeur, Le Massacre du Printemps ne nous laisse pas à terre au contraire. Il nous arme de la réflexion qui l'infuse et ne laisse jamais la souffrance prendre le dessus.

MARIE PLANTIN I Théâtre(S)

Elsa  Granat parle avec fureur de la médecine et du cancer. Avec une pensée pour les survivants.

Gérald Rossi I L’HUMANITE

 

Et je voulais conclure cette longue chronique en évoquant Edith Proust qui interprète le rôle de la jeune femme adolescente. Rarement j’ai vu un tel niveau de jeu, en permanence en mouvement, toujours une proposition, une écoute exceptionnelle, un regard et un investissement qui forcent l’admiration. Comme l’a évoqué une des amies qui m’accompagnait ce jourlà : « J’aimerais revoir la pièce, ne serait-ce que pour me concentrer uniquement sur elle. 

(CECI N'EST) PAS UNE CRITIQUE

 

Le sujet est traité de manière directe et sans détour tel qu’on le prend en pleine figure, les non-‐dits sont mis en scène dans un flot de paroles à l’état brut et sans filtre. Les passages entre la réalité, le souvenir, la fiction s’emboîtent et les temps de silences sont pesants. Sachant créer l’équilibre, le metteur en scène et les comédiens font vivre cette pièce de manière « déjantée », avec un grain de folie appréciable dans la lourdeur du propos qu’Elsa Grant tire de sa propre expérience. Un spectacle « coup de coeur » à ne pas rater. 

Béatrice Stoppin I LE BRUIT DU OFF

Désespérée, drôle et brutale dans son deuil, la jeune Edith est la première danseuse d’un ballet virevoltant d’infirmiers et de médecins. Leurs pas de deux parfois tendres, souvent comiques, toujours maladroits, rythment la course inexorable de la mère vers la mort, de l’adolescente vers une maturité douloureuse. Le tout sous les yeux impuissants de son futur moi d’adulte et d’un thérapeute musicologue qui ausculte et diffuse des créations sonores spécifiques aux mouvements de cette valse macabre. 

Raphaëlle Lalo I THEATR'ELLES

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(…)Deuxième opus écrit à quatre mains par Elsa Granat et Roxane Kasperski, “V.I.T.R.I.O.L” succède quelques années après au flamboyant “Mon Amour fou”, première co-écriture des deux femmes, par ailleurs comédiennes. Entre temps, Elsa Granat aura écrit et mis en scène “Le Massacre du Printemps” et affirmé une identité théâtrale à nulle autre pareille, nourrie à la source d’une intelligence vive et d’une sensibilité acérée, les deux ressurgissant au plateau dans toute l’intimité de leur lien.

Marie Plantin I PARISCOPE

(…) La fascination pour ce qui se déroule au plateau opère dès la premières secondes et on se laisse emporter par ce théâtre extraordinairement physique. ce sont des avalanches de corps, de luttes qui s'enchevêtrent au verbe cru, élaboré, intelligent. Ce sont des suites de fulgurances que l'homme déclenche et subi, ce qui donne à la pièce un rythme haletant, surprenant, fascinant. La mise en scène d'Elsa Granat fait preuve d'une rigueur milimètrée. Presque un travail de chef d'orchestre.

Bruno FougnièsI LA REVUE DU SPECTACLE

These women led-work are the right plays at the right time. France's movie business is consumed by debates about gender inequality. Onstage, female theatermakers are bringing women stories to the fore.

NEW YORK TIMES

V.I.T.R.I.O.L

Ce sont des suites de fulgurances que l'homme déclenche et subi, ce qui donne à la pièce un rythme haletant, surprenant, fascinant.

Une représentation unique et donc non reproductible. Une qualité qui se fait rare au théâtre.

Un spectacle militant et documentaire.

Gérald Rossi I L’HUMANITE

 

L'écriture ironique et incisive analyse à travers une comédie satyrique le mécanisme de la maniaco-dépression et l'impuissance de la psychiatrie laissant les malades en grande souffrance. Olivier Werner est absolument sensationnel dans une rôle fort qu'il fait évoluer au gré des méandres de sa maladie. Tout aussi formidables Roxane Kasperski et Pierre Giafferi complètent le trio de comédiens.

Nicolas Arnstam I FROGGY'S DELIGHT

 

Il ne s'agit pas de contemplerla folie d'un homme, mais d'en faire avec lui l'expérience. d'entrer dans la cacophonie d'une conscience dérangée. V.I.T.R.I.O.L est un spectacle inconfortable parce que dérangeant. Il superpose les états d'êtres et de fictions. (...) Pari tenu de corréler la forme au propos et de livrer ce faisant une représentation unique et donc non reproductible. Une qualité qui se fait rare au théâtre.

Joëlle Gayot I TELERAMA TT  

Le théâtre de Elsa Granat revendique à enseigner. Il se cherche dans une proximité forte avec les personnages,  il mène le combat sans didactisme, sans dogmatisme ni violence. La metteuse en scène, formée par Christian Benedetti, connaît son art. Elle construit une pièce témoignage poignante au caractère intimiste, parfois impudique.

David Rofé-Sarfati I TOUTE LA CULTURE

(…)Mystère de la justesse. Avec une précision confondante la metteur en scène Elsa Granat et la remarquable Roxane Kasperski évitent tous les écueils. L’altérité du couple est porté à son paroxysme. On reste saisi par ce combat, cette tempête d’émotions maitrisées, qui viennent éclairer deux phares : l’humour et la poésie.

Marie Soyeux I LA CROIX

(…) Elle campe avec fougue une femme à vif, à cœur ouvert. Telle Camille Claudel devenue folle de ne pouvoir vivre son amour pour Rodin, elle est folle de la folie de l’homme qu’elle voit plonger, inexorablement, comme un corps qui sombre dans l’océan.

Ce genre d’expérience scénique est du genre casse gueule. L’actrice est toujours sur le fil du rasoir, Roxane Kasperski tient le pari, et sa prestation est un vrai choc.

Jack Dion I MARIANNE

J'ai fondu en larmes à la sortie. J'appelle ça les larmes d'après coup, les larmes du bonheur retrouvé, de celui qui nous fait nous sentir universellement humains. Et ça, les larmes d'après-coup, c'est le signe d'un spectacle intelligent. 

Aline Pailler I FRANCE BLEUE

Un mélange atomique de Lady Macbeth, Phèdre, Médée et Antigone.

On reste saisi par ce combat, cette tempête d’émotions maitrisées, qui viennent éclairer deux phares : l’humour et la poésie.

Mon

Amour

Fou

Dans une interview, Elsa Granat disait en juillet dernier que « le problème avec le mot ‘’bipolaire’’ c’est que c’est un terme très général, sous lequel on met beaucoup de choses. Je pense que c’est une pathologie très significative de notre époque où l’on ne cesse de nous répéter, année après année, que nous sommes en crise ». Avec Mon amour fou, c’est à la fois l’intime, et le public qui sont interrogés. Par le regard parfois égaré et les sentiments quelquefois troubles d’une jeune femme amoureuse jusqu’au désespoir. Un beau travail sensible.

Gérald Rossi I L’HUMANITE

 

Il fallait absolument qu’Elsa Granat eût cette  conscience vive de ce qu’est véritablement le théâtre pour éviter tout risque d’exhibitionnisme dans un spectacle aussi intime. Son travail est au-dessus de tout éloge.

Karim Haouadeg I LA REVUE EUROPE

 

Tragique jusqu'au bout de sa longue chevelure, intense, explosive et unique, Changement de décor accueille Roxane Kasperski, qui devient illico dans notre mémoire un mélange atomique de Lady Macbeth, Phèdre, Médée et Antigone.

Joëlle Gayot I TELERAMA TT  

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