LE MASSACRE DE LA CRÉATION

LE MASSACRE DE LA CRÉATION

Studio d'Arts Numériques 2016

Durée 1h00

Ce spectacle rend compte du processus de création, ses errances, ses ratures, sa sédimentation. Une seule quête, la beauté et l'épure. Avant cela, montrer toute l'étendue du désastre, du "bordel" créatif, pétri d'influences, traversé d'événements de la vie réelle, anéanti par la résistance obstinée de la réalité. Un incendie allumé par l'urgence de secouer le  théâtre à bout de bras, de le plaquer contre un mur, et de lui demander droit dans les yeux, s'il peut encore faire quelque chose pour l'artiste, pour les gens, pour la tragédie moderne. Il n'a plus qu'à répondre.

LE MASSACRE DE LA CREATION est un spectacle conçu avec Christophe Carotenuto, comme une manière de se relever, de reconquérir sa puissance. Il s'agit de se jeter dans une contradiction: vouloir faire un théâtre qui marche et en même temps n'avoir en soi que des choses impossibles à créer. 

La chose impossible à créer: Une épopée moderne. Tout se passe dans mon cerveau, les événements reviennent , les pensées s'embrouillent, les spectacles se plagient, les mots des autres se raturent,  se mélangent, pour que petit à petit se décante la part des anges.

Le dispositif d’écriture conçu comme une spatialisation  de la pensée, une écriture augmentée. Nous travaillons avec l'artiste vidéaste, Milosh Luczynski à rendre perceptible sur scène ce qui se cache dans la tête de quelqu'un. Comme si les moyens numériques nous permettaient d’avoir accès au hors champs de l’acteur, on travaille à représenter sur scène ce qui traverse un cerveau. 

Pour explorer le cerveau humain, nous tentons de décomposer ce qui le constitue, en images, impressions, souvenirs, trauma, activité électrique afin de transposer ces mouvements sur scène.
Le principe de réalité scénique augmentée, par la construction-déconstruction et transformation d’espaces nous permet de déployer sur scène le kaléidoscope de réels propre à l’activité du cerveau. 

La technologie numérique transcrit ce qui est caché pour notre perception habituelle: les sensations, souvenirs, idées de génie, plagiats, ruminations, au moyen d'images et d'éléments textuels. Nous faisons exister dans le même espace- temps le passé, le présent et le futur. 

Quand le personnage s’exprime, on voit en même temps  le parcours de la mémoire et de ses distorsions.

On peut lire chaque instant comme un paysage scénique, un paysage intime mouvant, tout en le reliant à l’humain qui s’adresse à nous.

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EXTRAIT

So we have to be simple

DONC NOUS DEVONS ETRE SIMPLE 

We have to speak about things that everybody know

PARLER DE CE QUE TOUT LE MONDE CONNAIT

about.. All you know

LA REALITE

So we have to be a « déjà- vu »

NOUS DEVONS ÊTRE « DEJÀ-VU »

(retour adresse public) Yes americans say  a « déjà vu » in french 

OUI LES AMERICAINS DISENT « DEJÀ VU » EN FRANÇAIS

yes because a « déjà vu » is typically french

OUI PARCE QUE « DÉJÀ VU » EST TYPIQUEMENT FRANÇAIS

In America a « deja vu » doesn't exist 

EN AMERIQUE «  DEJA VU »  N'EXISTE PAS 2

All is new all is wild

TOUT EST NOUVEAU TOUT EST SAUVAGE

In America it's impossible to be « déjà vu » everybody is original

TOUT LE MONDE EST ORIGINAL

Beautiful and self confident

BEAU ET CONFIANT

I wanna have faith in my arms, my hair my mouth, my eyes, my legs 

JE VEUX AVOIR CONFIANCE EN MES BRAS MES CHEVEUX MA BOUCHE MES YEUX MES JAMBES /

MES POUMONS MON PANCRÉAS MON FOIE MA PROSTATE 

DISTRIBUTION

Texte et mise en scène Elsa Granat

Plasticien numérique Milosh Luczynski

Collaboration Christophe Carotenuto

 

 Avec Marie Combeau Christophe Carotenuto Elsa Granat Clara Guipont Roxane Kasperski Claire Méchin Hélène Rencurel

 

Création costumes Marion Moinet

 

Scénographie Milosh Luczynski

 

Captation STUDIO NOD-Gery Bouchez

AVEC LE SOUTIEN DE 

Le Studio d'Arts Numériques

Le CENTQUATRE

Les Studios de L'ODEON